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La voie du Thé... L'Iran

La cueillette du thé en Iran

La consommation de thé en Iran remonte à la fin du XVe siècle et doit son développement à la difficulté d’acheminer le café, alors très apprécié dans le pays, mais très difficile à faire venir des pays producteurs. Empruntant la Route de la soie, le thé supplanta peu à peu ce dernier dans les goûts et habitudes mongols.

Il faut attendre la fin du XIXe siècle pour qu’une première tentative de culture de théiers soit faite et le début du XXe pour que la première récolte de thé iranienne soit vendue sur le marché local.

Les plantations se développent alors rapidement dans la province de Gilan, située entre le sud de la Mer Caspienne et les Monts Elbourz. A partir de 1920, la production prend un réel essor. L’Iran est aujourd’hui le huitième producteur mondial et consomme la quasi-totalité de son thé.



Origines et traditions iraniennes

On ne boit pas durant le repas, sinon un verre d’eau dans lequel on fait tinter les glaçons ou une verre de dugh mais les Iraniens sont de grands buveurs de thé. Le tchaï est la boisson nationale et certains diront même le passe-temps national.

On le sert au bureau, dans les mosquées, les bazars. Avec le hammam, le tchaï-khaneh, la maison de thé, est le principal lieu public d’un bout à l’autre du pays. Il joue un rôle social et termine tout repas alors qu’on retourne au salon. Dans la théière, placée au dessus du samovar, les feuilles s’infusent.

La maîtresse de maison verse un peu de ce liquide sombre dans un verre et le porte à la lumière pour en apprécier la couleur et en vérifier le degré d’infusion. Elle verse ensuite le thé très fort dans de petits verres cerclés d’argent - estekan - disposés sur un plateau d’ argent. Elle le coupe ensuite avec de l’eau bouillante tiré du samovar selon le goût de chaque invité.

Lorsqu’on vous présente le sucrier, n’allez pas plonger un morceau de sucre dans votre verre. C’est un sucre qui ne se dissout pas facilement. On en met un morceau dans la bouche et, à travers ce cube cristallisé ou caramélisé (pulaki), on boit à petites lampées.